20 et 21 novembre 2010 : les 21èmes GastrÔleries

Comme chaque année, de nombreux exposants étaient présents, et nous avons retrouvé les démonstrations par des chefs illustres et des artisans réputés, ainsi que des animations surprises !

De nombreuses spécialités étaient représentées. Jugez-en :
Fromages de brebis,
Fromages d'Auvergne, Oeufs bio, Crèpes, Vins des Côtes-du-Vivarais, de Bourgogne, des Côtes-du-Rhône, d'Alsace, du Beaujolais, du Jura, de Saint-Joseph, de Bordeaux, Glaces, Sucres et chocolats, Confitures, Confiseries, Cognac, Champagne, Vouvray, Foies gras, Produits bio, Chocolats, Pâtisseries, 
Huiles essentielles, Châtaignes et dérivés, Epicerie fine, Escargots, Viande de bisons, Charcuterie,  Miel, Salaisons originales, Fruits rouges, etc...     

  Le repas-spectacle était proposé le samedi soir dans la belle salle du lycée Notre-Dame du Château, montée du Prince, à plus de 100 personnes venues savourer le repas préparé par le traiteur monistrolien Bertrand Gontard ("Aux mille et une saveurs") et danser avec l'excellent orchestre Medley Blues Band
.




Quelques photos de ce week-end, par André Vidil, photographe attitré de l'association...
 







































CEREMONIE D'INAUGURATION DES XXIèmes GASTRÔLERIES

Sous le haut patronage de Monseigneur Saint-Marcellin,
En présence de Gaétan Moëlhbeur, philosophe monistrolien insoupçonné,
et de Théophile Moëlhuyl, peintre belge incompris,
Manifestation parrainée par Joseph de Berchoux, qui, retenu en son village en raison de son décès déjà ancien,
s'était fait représenter par un type qui passait par là...

Nous avons retranscrit fidèlement les diverses interventions de ces éminentes personnalités :

SM (légèrement éméché) : En tant que mitre de cérémonie, j’ai l’honneur d’introduire devant vous, trois des plus éminents gastronomes que l’Histoire ait connu et qui vont se disputer en direct le titre de parrain de cette 21ème édition des Gastrôleries.

GM (à TM) : T’as vu, il a encore quitté l’évêché éméché. C’est le cas de le dire : ce Saint-Marcellin, il est bien fait !

TM (à GM) : Ah ça, ça est sûr, ce vieux coulant n’est plus très frais. Comme dirait Antoine de Sénecterre : « ce n’est plus un bleu… d’Auvergne ! ».

SM : Un peu de silence, je vous prie. La parole est à monsieur Moëlbeurh. Veuillez décliner prénom, nom, dates de naissance et de trépas, profession, expérience et motivation gastrôliennes.

GM : Gaëtan Moëlbeurh, 1515-1789, philosophe monistrolien insoupçonné, inventeur de la baratte qui s’dilate et du fil à couper le beurre. Je vous le dis solennellement, c’est à moi que revient de droit le titre de parrain des Gastrôleries, car je suis le seul Monistrolien sur ce plateau, l’unique à être capable de transcender cet événement, à l’instar d’un vrai mage qui révèle un miracle. Je vous en conjure, ô, grand Saint-Marcellin, débarrassez-nous de ce plateau de faux mages. Moi seul ai publié de nombreux livres et même de demies-livres de philosophie gourmande, mais aussi, en collaboration avec Nostradamus, des ouvrages scientifiques de gastrologie dînatoire et divinatoire.

JDB : Ouais, ben ta gastrologie et ta science, tu peux te les mettre occulte !

SM : Voyons, messieurs, un peu de retenue. La parole est à monsieur Moëlhuyl.

TM : Théophile Moëlhuyl, 1377-1431, peintre belge incompris, adepte de la peinture et de la cuisine Moëlhuyl. Moi, monsieur, je suis l’inventeur du fil à couper l’huile. Personne n’y avait songé avant moi, non. Et puis aussi de la passoire à frites : la seule passoire avec des trous carrés, pour ne laisser passer QUE les frites. Pas con le Belge, allez hein ? Alors je ne vous le dirai qu’une fois, une fois : dans ce sacré bazar, le seul qui compte, ça est moi, car ça est moi le doyen, pas comme ces deux gastronomes en culottes courtes, là, ces deux tricheurs qui ne comptent que pour du beurre. Parce qu’il faut vous dire, monsieur, que chez ces gens-là, on ne compte pas, monsieur, non… on triche.

SM : Allons, Moëlhuyl, un peu de sérieux, il ne s’agit pas d’une histoire belge, mais de l’Histoire de France. Nous allons à présent entendre le dernier candidat : monsieur de Berchoux, qui est issu d’une noble famille française.

TM : Objecteur, votre oignon : Berchoux n’est pas plus français que moi ; il est belge. La preuve : ne dit-on pas Berchoux de Bruxelles ?

SM : Moëlhuyl, je vous en prie. La parole est à monsieur de Berchoux.

JDB : Joseph de Berchoux, 1760-1838, juge de paix (à TM : P.A.I.X. !) et poète ligérien. Auteur d’un nombre gastronomique d’œuvres poétiques, je ne résiste pas au plaisir de vous déclamer quelques vers de mon cru :
« Je chante l’homme à table et dirai la manière
D’embellir un repas d’un aimable banquet
D’y fixer l’amitié, de s’y plaire sans cesse
Et d’y déraisonner dans une douce ivresse »

GM : Poil aux f…. (interrompu par SM)

SM : Chuuuuut !

JDB : Le parrain des Gastrôleries, ce ne peut être que moi, car je suis le premier à avoir utilisé le terme de « gastronomie », dans mon grandiose ouvrage éponyme de 1801.

GM : Ah oui, cette indigeste feuille de Berchoux ! Pas vrai, Moëlhuyl ?

TM : Ah ça, ça est sûr : Berchoux, y faut se le farcir !

SM : Moëlbeurh, puisque vous semblez vous complaire à jeter Moëlhuyl sur le feu, vous êtes disqualifié, ainsi que votre alcoolitre, bien entendu. Je déclare donc Joseph de Berchoux parrain des 21èmes Gastrôleries, car seul Berchoux peut être élevé à la fine fleur, à la crème de la crème des Gastrôleurs.

TM : Ah oui, ça est bien comme ça qu’il est le meilleur, Berchoux… à la crème (et Berchoux se prend une vraie tarte à la crème en pleine poire).

Pour clore cette émouvante cérémonie, les intervenants ont entonné ce chant rassembleur, dont les couplets roboratifs ont été repris par la foule en liesse :

 

Note

Bien que Berchoux eût l'âme haute,
Sa bell' l'a planté là ! Et zou !
Ell' savait planter les Berchoux

A l'âme haute, à l'âme haute...


Une femm' de mauvaise vie
De Théophil' fut éperdue ;
Elle confessait à l'envi :
« J'aime Moëlhuyl, foi de morue ».

Moëlbeurh, c'te cruch', qu'a pas d'bourgeoise,
Reçoit tant de coups de grelot :
« Gaétan ? Cruche, va ! allo ? »
Qu'à la fin, il se case...

On dit qu' Saint-Marc'lin fut châtré,
Avant d'être décapité...
Cette chanson est un peu bête,
Ell' n'a vraiment ni queue ni tête.

 
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